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La Kermesse Festival : les années 2000 s’invitent à Ajaccio les 10, 11 et 12 juillet

Publié le 06/01/2026

Larusso, Billy Crawford, L5, 2Be3 x G-Squad… Les tubes qui ont marqué toute une génération vont envahir Ajaccio les 10, 11 et 12 juillet prochains. Pour sa première édition en Corse, la Kermesse Festival s’installe au Théâtre de Verdure du Casone. Son organisateur, Pierre Abbate, directeur général de Chafadou Productions, dévoile à CNI les coulisses de cet événement autant festif que nostalgique.



(Crédits photos : La Kermesse festival)
(Crédits photos : La Kermesse festival)
Pour ceux qui ne connaissent pas encore la Kermesse, qu'est-ce que ce festival qui va poser ses valises durant trois jours à Ajaccio en juillet ? 
C'est un festival de musique spécialisé dans les années 2000. C'est un festival de nostalgie au sein duquel on va pouvoir retrouver tous les artistes qui ont bercé les années 2000, l'enfance de la génération 1990, qui se déroulera pendant trois jours cet été avec 8 à 9 artistes par jour, au Théâtre de Verdure du Casone à Ajaccio, mais aussi à La Seyne-sur-Mer, à Toulouse et à Nice. Cela fait quatre ans que le festival existe et la demande fait que l’on se déplace vers les gens. 
 
Pourquoi ce retour aux années 2000 parle tant au public aujourd'hui ? 
Parce que je pense que les gens ont besoin de couper avec l'actualité très oppressante. Dans les années 2000, il régnait encore une certaine insouciance. Puis ces artistes que, nous, la génération 1990, écoutions quand nous étions adolescents, nous ont laissé des souvenirs marquants, que ce soit une colo, une amourette de vacances, nos années de collège ou de lycée, … Et les revoir donne quelque chose d’émouvant. Je pense que c’est pour cela qu’il y a autant d’engagement auprès de ce festival. 
 
À qui s'adresse ce festival ? Aux trentenaires qui sont un peu nostalgiques de cette époque ? 
En effet, ce festival s'adresse plutôt aux trente-quarantenaires, mais finalement comme ces derniers commencent à avoir des enfants, ils vont parfois venir avec leurs familles pour leur montrer ce qu'ils écoutaient à l'époque. C'est un festival qui est très accessible. Les festivals sur les années 1980 ou 1990, on en a connu, la Kermesse est l’équivalent pour les années 2000. 
 
Au-delà des concerts, qu'est-ce qui fait l'expérience de la Kermesse ?
Ce qui fait l'expérience de la Kermesse, c'est qu’entre les concerts, on va beaucoup interagir avec le public à l'aide de notre présentateur et de nos écrans. On va leur rappeler différents temps forts des années 2000. Cela peut être des publicités qui ont marqué notre enfance, des jeux avec notre animateur, une implication du public, comme par exemple l'année dernière nous avons organisé une battle de tecktonik. On essaie de faire beaucoup d'happenings entre chaque artiste pour garder le spectateur en tension et accroché au festival. C'est vraiment une expérience. Et dans le public, beaucoup de spectateurs décident par eux-mêmes de ressortir, les jeans taille basse, les colliers choker, et toutes les fringues qu'ils portaient dans les années 2000. C'est complètement dingue de voir toutes ces couleurs et tout ce retour en arrière.
 
 

La Kermesse Festival : les années 2000 s’invitent à Ajaccio les 10, 11 et 12 juillet
C'est la première fois que la Kermesse fait escale en Corse cet été. Pourquoi avez-vous choisi Ajaccio ? 
Parce que j'ai commencé à fréquenter la Corse il y a peu de temps et j'en suis totalement tombé amoureux. Et vu que je suis aussi amoureux de mon festival, c'était l'occasion de marier les deux. J'ai eu la chance de rencontrer un producteur d'Ajaccio qui s'appelle Michel Marti et qui m'a beaucoup aidé à venir ici. Et puis je pense que ça permet aussi pour les continentaux de joindre l'utile à l'agréable et faire, en plus de leur voyage, une expérience Kermesse.
 
Et justement, quel public attendez-vous les 10, 11 et 12 juillet ? Des locaux, des touristes ? Nous, nous espérons remplir avec un maximum de locaux mais aussi avec des touristes. Nous travaillons énormément notre communication sur le continent aussi pour donner envie aux gens de venir et provoquer également des retombées économiques. Nous travaillons aussi main dans la main avec Corsica Ferries, qui propose une réduction sur les traversées avec cabine pour l'achat d'un billet du festival. Nous avons aussi référencé l'intégralité des restaurateurs et des hôtels sur notre site d'Ajaccio pour que tout le monde puisse travailler. Mais notre but est avant tout de vraiment faire découvrir le festival aux Corses, car les continentaux peuvent venir sur les trois autres éditions que je vous ai annoncées.
 
Vous venez de le dire, plus loin que le festival, vous espérez un impact économique et touristique pour la ville ?
Absolument. 15 000 personnes sont attendues sur le festival. Et une grande partie d’entre elles vont devoir se loger, se nourrir, vont consommer, vont acheter des souvenirs, aller dans des bars…. Donc c'est une retombée économique qui est saine et qui nous permet de partager avec les acteurs locaux. 
 
Sur les trois jours du festival, allez-vous aussi travailler en partenariat avec des prestataires locaux ?
Oui, nous avons absolument favorisé l'empreinte Corse. Il était hors de question qu'on ramène quoi que ce soit sur les bateaux, à part ce qu'il n'y a pas sur l’île. Tous les food trucks seront des food trucks corses et les boissons seront des boissons corses. Nous avons essayé de maximiser l’utilisation des ressources de l’île. Même les travailleurs  - puisque la Kermesse n'a pas de bénévoles et est un festival où tout le monde est payé - seront issus d'agences d’intérim corses. 
 
 

La Kermesse Festival : les années 2000 s’invitent à Ajaccio les 10, 11 et 12 juillet
La programmation du festival à Ajaccio a été dévoilée au fur et à mesure ces dernières semaines et est entièrement connue aujourd'hui. À l’affiche Larusso, Billy Crawford, 2be3 x G-Squad, O-Zone et de nombreuses autres incontournables des années 2000. Comment avez-vous pensé cette programmation ? 
C'est très simple : c'est une première édition à Ajaccio, donc on est revenu sur, on va dire, les fondamentaux des années 2000, ceux par lesquels tout a commencé il y a quatre ans à Nice. C'est pour cela qu'on a choisi Larusso, les L5, Tragédie, Nâdiya, qui sont des incontournables. Et on a fait aussi un peu d'international avec Cascada, mais aussi Boney M., qui eux sont plus années 1980, mais qui forcément parlent à tout le monde. 
 
Est-ce que certains artistes ont été choisis parce qu'ils avaient une résonance particulière avec le public corse ? 
Je vous avoue que quand je sors en Corse, je constate qu’il y a beaucoup de soirées kitsch ou de soirées où l’on passe pas mal de sons des années 1980 ou 1990. J'ai l'impression que les Corses aiment beaucoup s'ambiancer sur ce type de son. Donc, non pas d'artistes particuliers, mais finalement, on va livrer au public corse ce qu'il aime. On aurait aimé faire venir Alizée, qui est d'Ajaccio, mais elle a prévu une tournée de son côté et n'était donc pas disponible pour les festivals. Mais je pense que la programmation se suffit à elle-même et qu’il y en a pour tous les goûts. 
 
Est-ce que le cadre d’Ajaccio a influé sur la scénographie, l'organisation du festival ? 
Le site d'Ajaccio, le Théâtre de Verdure du Casone, est magnifique. On a très peu de contraintes parce qu'il est plat, il a vue sur mer et Napoléon qui le surplombe. On a des espaces toilettes, beaucoup de branchements électriques. C'est un peu le rêve d'un producteur de venir ici. On produit des festivals dans des endroits où il n'y a absolument rien, et à Ajaccio, il y a tout.
 

La Kermesse Festival : les années 2000 s’invitent à Ajaccio les 10, 11 et 12 juillet
Il y a quand même des contraintes de transport entre la Corse et le continent. Cela ne vous a pas stoppé ? 
Bien sûr, il y a un coût logistique qui est beaucoup plus important que sur un autre festival, ne serait-ce que pour le transport des artistes. Je ne vous cache pas que pour nous, la prod, le transport de notre matériel a un coût qui est très élevé. Et cela, nous n’avons pas voulu le répercuter sur le prix des billets. C'est un festival qui est financièrement et économiquement plus risqué qu'une édition qu'on produit sur le continent. Mais si on est là, c'est que j'y crois et qu'on fera de notre mieux pour le remplir et pour donner de l'amour.  
 
 
Si cette première édition Ajaccio est un succès, est-ce que vous imaginez revenir en Corse par la suite ? Pourquoi pas ailleurs dans l’île ?
Il faudra avoir le bilan économique et financier de cette première édition. Mais bien sûr, pourquoi pas ? La Kermesse, c'est un festival qui évolue, qui se déplace, qui mute. 
 
Pour terminer, en une phrase, pourquoi faut-il être au rendez-vous pour ces trois jours de la Kermesse festival cet été, à Ajaccio ?
Il faut être au rendez-vous à la Kermesse pour revivre la nostalgie de sa jeunesse.

 

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